L’aéroport de Lannion veut maintenir sa liaison avec Paris

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CC BY-SA 4.0 Spendeau / Wikimedia

L’aéroport de Lannion examine ses options pour maintenir une liaison avec Paris, après l’annulation en justice de l’attribution de cette ligne à la compagnie Chalair.

L’aéroport de Lannion-Côte de Granit Rose, dont la liaison avec l’aéroport de Paris-Orly est désormais menacée au-delà du 23 septembre, veut assurer la continuité du service et envisage de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat.

Nous sommes en train d’étudier les possibilités qui s’offrent à nous pour assurer la continuité du service, tant avec les services de l’Etat qu’avec les instances européennes. Il est encore trop tôt pour se prononcer sur ce sujet en détail, mais une chose est certaine, la liaison avec Paris sera maintenue, sous une forme ou sous une autre” , indique l’aéroport breton dans un communiqué.

Il juge “particulièrement sévère”  la décision du tribunal administratif de Rennes et réfléchit avec ses avocats “à l’opportunité de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat” .

L’aéroport de Lannion justifie également le choix de la compagnie Chalair plutôt que sa concurrente Twinjet.

Le Tribunal administratif n’a pas remis en cause le choix de l’offre de Chalair. Il n’a pas non plus considéré que l’offre de l’entreprise Chalair était plus chère que celle de l’entreprise Twinjet. Ce qui est reproché au syndicat mixte, c’est un simple vice de procédure.

Le communiqué poursuit : “l’irrégularité reprochée au syndicat mixte est de ne pas avoir reporté une mention sur la taille des avions dans la rubrique « critères d’attribution », alors que les candidats avaient bien été sensibilisés à cette question tout au long de la procédure” .

Twinjet “a été sensibilisée par deux fois lors de la procédure de passation par le syndicat mixte que la taille de ses avions était insuffisante. L’entreprise a elle-même proposé d’augmenter la taille de ses avions au cours de la DSP. Lorsque nous leur avons demandé d’augmenter la taille de leurs appareils, le taux de remplissage nous paraissant irréaliste, ils ont finalement purement et simplement refusé” .

Au cours des négociations, nous avons également permis aux candidats de densifier le programme d’exploitation pour permettre de baser l’avion à Lannion et non pas à Orly, ce qui était moins couteux. Sur ce point, la compagnie (Twinjet) a visiblement compris ce que nous attendions puisqu’elle y a répondu positivement. Cette entreprise fait preuve d’une particulière mauvaise foi de réclamer l’annulation de la procédure sur ce fondement. Son offre était irréaliste et reposait sur des prévisions de remplissage intenables. Elle le sait bien et c’est pour ça qu’elle a demandé l’annulation de la procédure sur la base d’un simple vice de forme” .

L’entreprise Chalair a eu l’intelligence de nous proposer une offre qui lui permettait de réaliser des économies d’échelle tout en permettant d’étendre la capacité de la ligne. Son offre était beaucoup moins onéreuse par passager et permettait d’assurer un service de qualité” .

Si l’offre de la société Twinjet semble moins onéreuse au global, c’est parce qu’elle ne permettait pas de faire voler autant de passagers qu’une offre reposant sur des avions plus gros : tout simplement parce que les passagers en surplus étaient forcés de se reporter sur d’autres moyens de transports…” .

La compagnie Chalair se refuse, quant à elle, à tout commentaire, mais un porte-parole a indiqué que Twinjet a fait une offre “avec un coefficient de remplissage moyen de plus de 95%, quand toutes leurs lignes OSP plafonnent à 45% de remplissage” .

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