Transavia : le SPL veut un développement en province et du long-courrier

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Transavia à Nantes - © Paul BANNWARTH

Le Syndicat des Pilotes de Ligne (SPL), affilié à la CFDT, plaide pour un développement de Transavia en province, et notamment pour le déploiement d’une offre long-courrier.

L’organisation vient de présenter son programme de campagne électorale en vue des élections professionnelles chez Transavia. Baptisé “Wake up, TO” (réveille-toi, Transavia), il s’agit selon le SPL d’un “projet de croissance” pour la low-cost d’Air France-KLM.

Le syndicat explique dans un courriel “qu’un vent nouveau souffle chez les pilotes” et qu’il “revendique notamment le développement de la compagnie Transavia au départ des villes de province”.

L’organisation poursuit : “Transavia est le seul outil du groupe Air France capable d’enrayer rapidement l’invasion des compagnies low cost européennes sur le sol français”.

Elle note dans son programme que “depuis quelques années, le pavillon français ne fait que céder du terrain. En 2016, il a perdu encore 1,7 %, s’établissant aux alentours de 46 % de parts de marché”. Or les aéroports de province battent au même moment des records de fréquentation, étant cités Bordeaux, Toulouse, Marseille et Montpellier. Autant de plateformes où Transavia France n’est pas présente. “Qu’attendons-nous pour capter cette croissance qui nous tend les bras?”, s’interroge le syndicat.

Il précise : “l’objectif n’est pas de dépouiller la main line (Air France, ndlr) comme certains le disent, mais bel et bien de capter cette nouvelle clientèle avant que nos concurrents s’en chargent définitivement”.

Vers un référendum auprès des personnels ?

Le développement de Transavia en France est limitée à une flotte de 40 avions à l’horizon 2019 en vertu d’un accord signé fin 2014 entre la direction d’Air France et un autre syndicat, le SNPL, majoritaire chez les pilotes de la première compagnie française.

Mais le SPL, affilié à la CFDT, estime disposer “d’une force transverse” auprès des PNC et des personnels au sol, ainsi que “des outils juridiques” pour faire évoluer cette clause limitative. “Néanmoins nous considérons que le dialogue social doit prédominer par la recherche d’adhésion au sein d’Air France et de Transavia”. Le syndicat propose que le développement de Transavia sur les bases provinces fasse l’objet “d’une consultation via le système de référendum en entreprise”.

Transavia sur long-courrier

Le SPL veut également le développement d’une offre Transavia long-courrier en province. “Il s’agira encore d’un pari dont le Groupe Air France sortira gagnant”, estime le SPL. “Anticipons ce qui se trame à moyen terme: le long-courrier low-cost qui tend à développer le ‘point à point’ échappant aux hubs. Prolongeons cette aventure Transavia au-delà des carcans que l’on voudrait nous imposer, le SPL démontrera que Transavia est une fois de plus l’outil de défense adapté”.

Le SPL invite ainsi à réfléchir au lancement de lignes long-courriers low-cost “au départ de certains aéroports de province, comme Nice par exemple”.

Le syndicat avance également plusieurs propositions en matière de rémunérations ou de congés pour les pilotes de Transavia, avec “l’objectif assumé d’être majoritaire” au sein de la low-cost lors des prochaines élections professionnelles.

La low-cost d’Air France-KLM opère en France une flotte de 29 avions cet été, depuis ses bases de Paris-Orly, Lyon-Saint Exupéry et Nantes-Atlantique.

5 COMMENTAIRES

  1. Il faudrait supprimer cette compagnie qui sert a rien. Ça sert à quoi d avoir 3 compagnies SE au départ de Paris?? Soit garder Joon ou TO mais les 2 ça ne sert à rien!! Et en plus du long courrier?? Lol.

  2. Pour moi, il s’agit d’une excellente idée !!! XL airways arrive à remplir ses vols à destination de la Réunion ou des Antilles depuis la province, et pendant ce temps-là, le groupe AF-KLM nous impose de transiter par Paris !!!
    Le seul point sur lequel j’arrive à rejoindre Nico777, c’est sur le fait que la marque JOON ne devrait pas exister… pour moi, ce devrait être fusionné avec TO… sauf qu’une création ex-nihilo était probablement le seul moyen trouvé par la direction pour que les navigants AF ne bloquent pas tout : le SNPL aurait-il toléré la présence de TO à CDG ???

  3. Transavia ne dessert que Paris ou de grandes métropoles ! Ce qui réjouit Ryanair et Easyjet ou Norwegian pour le long courrier maintenant ! Ou d’autres compagnies comme Enter air ou Travel services ou Germania, des compagnies étrangères sollicitées pour combler l’absence d’une compagnie nationale ! Il serait temps qu’une filiale d’Air France comme Transavia aussi desserve les villes comme Lourdes (déjà pas mal desservie en charter par Transavia d’ailleurs !), Toulouse, Bordeaux ! Transavia au Pays Bas dessert beaucoup les villes néerlandaises pour des destinations soleil. Pourquoi pas la même chose en France !

  4. Effectivement, le positionnement de Joon n’est pas clair. Il suffisait de lancer Transavia sur le long courrier au lieu de créer une autre compagnie. Entre Air-France, Hop, Transavia et maintenant Joon, dur de s’y retrouver…

  5. Il ne faut pas oublier que TO est à moitié néerlandaise alors que Joon est 100% AF. Ceci dit TO est bien placée pour faire du LC depuis la province, sur des « petits » avions à l’instar de du nouveau LC qui se développe aujourd’hui, pourquoi pas…
    A noter qu’il existe déjà des bases provinces chez AF donc c’est déjà possible de faire du LC en A320 sous pavillon AF ou même Joon !

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