Crash de US-Bangla au Népal : les boites noires ont été récupérées

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Photo source Twitter / DR

Les autorités népalaises ont récupéré les deux enregistreurs de vol du Bombardier Q400 de US-Bangla Airlines qui s’est écrasé lundi 12 mars à Katmandou, faisant au moins 49 morts.

L’aéroport de Kathmandou-Tribhuvan a confirmé que l’enregistreur de paramètres de vol (FDR) et l’enregistreur de voix dans le cockpit (CVR) avaient été retrouvés parmi les décombres de l’avion. L’enquête a commencé pour connaître les causes du crash, a précisé à l’agence Reuters le directeur de l’aéroport.

Le Bombardier Q400 effectuait le vol BS211 de Dacca à Katmandou avec 67 passagers et 4 membres d’équipage quand il a raté son approche. Dès lundi, le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile du Népal (CAAN) a indiqué que “l’avion a été autorisé à atterrir du côté sud de la piste, mais il a atterri du côté nord.” Il a ajouté que l’avion était hors de contrôle lorsqu’il a tenté de se poser. Des contrôleurs aériens cités par le Kathmandu Post ont décrit la scène comme “un film de guerre,” l’appareil ayant manqué de percuter la tour de contrôle avant de s’immobiliser plus loin sur le terrain et de s’embraser.

Un enregistrement des communications radio entre l’avion et les contrôleurs aériens témoigne d’une confusion quant au côté de la piste où l’appareil était autorisé à se poser.

L’aéroport de Katmandou accuse les pilotes de ne pas avoir suivi les instructions du contrôle aérien. Défendant son équipage, US-Bangla Airlines rejette la responsabilité sur les aiguilleurs du ciel. “La tour de contrôle a donné de mauvaises indications. Notre pilote n’était pas en cause,” a affirmé le directeur général de la compagnie aérienne, Imran Asif.

Un porte-parole de US-Bangla Airlines a indiqué à Reuters que le commandant de bord Abi Sultan avait atterri plus de 100 fois à Katmandou. Ancien pilote de l’armée de l’air bangladaise, il totalisait plus de 5.000 heures de vol et avait reçu une formation spécifique pour se poser sur cet aéroport, où les cisaillements de vent et les chocs aviaires ne sont pas rares.

Selon les responsables des services météo, la visibilité à l’aéroport de Katmandou au moment de l’accident dépassait les 6 kilomètres, avec des nuages à l’une des extrémités de la piste et un léger vent arrière de 6 à 7 noeuds.

Le constructeur Bombardier a assuré les autorités de son soutien dans l’enquête et a défendu la fiabilité de son Q400. Selon son communiqué, “la flotte de l’avion Q400 a accumulé 8,5 millions d’heures de vol et a effectué approximativement 10 millions de décollages et d’atterrissages à ce jour.  Les avions de la gamme Q400 sont en service depuis l’an 2000. Présentement, il y a plus de 500 avions Q400 en service dans le monde et la fiabilité de la disponibilité technique l’an dernier a régulièrement été au-delà de 99,5%.”

Le dernier bilan fait état de 49 morts et 22 rescapés. Il s’agit du troisième accident aérien le plus meurtrier au Népal après les deux crashes de 1992 : un A310 de Thai Airways s’est écrasé en juillet (113 morts) suivi par un A300 de Pakistan International Airlines en septembre (167 morts).

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