Lufthansa favorite pour la reprise d’Alitalia

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Airbus_A319_Alitalia
Airbus A319 d'Alitalia à Francfort - Photo © Paul BANNWARTH

Le gouvernement italien donnerait sa préférence à l’offre de Lufthansa pour reprendre l’activité “vols” d’Alitalia, même si, à ce stade, aucun accord n’a été trouvé sur le prix ou le nombre de licenciements.

Si Lufthansa a dû renoncer à la compagnie autrichienne Niki, elle a toutes ses chances dans le dossier Alitalia. Selon le Corriere della Sera, trois offres de reprise sont parvenues au gouvernement italien pour l’activité “vols” d’Alitalia. Mais celle de la compagnie allemande semble avoir “un net avantage” sur les deux autres: celle de la low-cost britannique easyJet et celui du fonds américain Cerberus.

Lufthansa est la solution qui semble donner de meilleures garanties en termes de solidité financière. Et aussi de meilleures perspectives pour le développement industriel à moyen terme,” explique le journal italien. Pour autant, les chiffres ne sont pas encore “les bons” et l’offre “doit être améliorée.”

En novembre déjà, le ministre italien des Transports, Graziano Delrio, avait estimé que l’offre de Lufthansa était insuffisante. La compagnie allemande aurait proposé 300 millions d’euros pour Alitalia. Un chiffre éloigné des 500 millions que demande le gouvernement italien, mais les parties seraient en train de “se rapprocher”.

Le noeud du problème n’est pas que financier. Lufthansa n’est intéressée que par l’activité “vols” d’Alitalia, qui emploie 8 000 salariés. La compagnie allemande compte diminuer cet effectif de 25%, correspondant à 2 000 suppressions de postes. Le gouvernement italien demande que le nombre de licenciements soit réduit de moitié. Mais sur ce sujet aussi, les positions des deux parties pourraient converger.

Rome aurait ainsi l’intention d’entrer en négociation exclusive avec Lufthansa dès le mois de janvier avec l’objectif de parvenir à un accord avant les élections générales prévues le 4 mars en Italie.

Quant aux activités “sol” d’Alitalia qui représentent 3 500 employés, quatre offres de reprises ont été déposées. Sur ce point, la décision du gouvernement italien pourrait cependant prendre plus de temps.

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