Le crash de Saratov Airlines pourrait être lié au givrage des sondes Pitot

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Photo source Twitter / DR

Le crash de l’Antonov An-148 de Saratov Airlines dimanche dernier pourrait être lié au givrage des sondes Pitot, a indiqué mardi l’autorité enquêtrice après avoir examiné l’enregistreur de paramètres de vol (FDR).

L’Interstate Aviation Committee (IAC), en charge de l’enquête de sécurité, a commencé à analyser les enregistreurs de vol retrouvés sur le site du crash, près de Moscou. L’enregistreur de paramètres de vol (FDR) contient les données relatives aux 16 derniers vols de l’avion.

Concernant le dernier vol, “une analyse préliminaire des informations enregistrées, ainsi que l’analyse de cas similaires survenus dans le passé, suggèrent qu’une situation particulière a pu se développer dans les airs en raison de données incorrectes sur la vitesse du vol sur les écrans des pilotes, pouvant être liées aux sondes Pitot dont le système de chauffage était éteint”, a indiqué l’IAC dans un communiqué.

“Durant tous les autres vols enregistrés sur le FDR [soit 15 vols], le chauffage des sondes Pitot avait été activé”, a-t-il précisé.

L’IAC a ajouté qu’une situation d’urgence a commencé à se développer environ 2 minutes et 30 secondes après le décollage. L’An-148 immatriculé RA-61704 volait à l’altitude de 1.300 mètres et à la vitesse de 465 à 470 kilomètres par heure. Cependant, les pilotes ont reçu des informations divergentes sur la vitesse de l’avion et ces divergences n’ont fait que croître. Juste avant le crash, l’un des écrans indiquait une vitesse de 0 kilomètre par heure et l’autre, une vitesse de 800 kilomètres par heure.

L’avion, qui avait décollé à 11h21 le 11 février de l’aéroport Moscou-Domodedovo, a percuté le sol à 11h27. Au moment de l’impact, l’angle de plongée était d’environ 30 degrés. 4 à 5 secondes avant le crash, l’appareil a développé un roulis sur la droite, qui a atteint 25 degrés. Aucun des 65 passagers et 6 membres d’équipage n’a survécu.

Les résultats de cette analyse préliminaire ont été présentés mardi aux compagnies aériennes opérant l’Antonov An-148, ainsi qu’aux différentes autorités russes.

Les enquêteurs vont maintenant tenter de déterminer pourquoi le système de chauffage des sondes Pitot était éteint.

L’obstruction des sondes Pitot par des cristaux de glace avait été cité par le BEA comme l’un des facteurs ayant contribué au crash du vol Air France AF447 Paris-Rio le 1er juin 2009, qui avait fait 228 morts.

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